dimanche 29 juin 2008

Durant 5 ou 6 ans j'ai rarement eu la sensation de la faim, mais je mangeais beaucoup, c'est en partie a cause des médicaments que je prenais prescits par un psychiatre car j'étais très dépressif.



Lorsque j'ai compris que je ne m'ensortirai pas d'un coup mais petit a petit, à moyen terme, j'ai enfin commencé à avancer, je me disais qu'il valait mieux que je retrouve mon équilibre dans cinq ans plutôt que jamais.



Petit à petit, avec beaucoup de foi en Dieu et à force de m'auto-psychanalyser, j'avais compris que l'irresistible envie de manger sans avoir faim n'étais pas seulement dûe aux médicaments que je prenais mais aussi et surtout à l'angoisse et que cette angoisse était due au harcèlement moral récurrent que je subissais depuis l'adolescence par un adulte. Sa hargne et sa rancoeur on finit par avoir raison de mon calme et de ma lucidite et je sombrais peu a peu dans la dépression, dès lors j'étais devenu comme un handicapé, après avoir été quelqu'un de dynamique.

Un jour, après plusieurs essais et plusieurs annèes de thérapie, j'ai décide de contrer cette angoisse, de l'inhiber, d'oser retrouver la tranquillite d'esprit, de cesser d'abdiquer facilement comme avant. Mon psychisme je le vois un peu comme un microprocesseur il faut lui parler en assembleur, c'est à dire il faut savoir se parler intimement avec ses propres convictions, et non pas avec des slogans généraux ou des conseils inadaptés, pour pouvoir mieux s'auto-critiquer et mieux avancer .

Lorsque la "bataille" semblait incertaine j'ai tenu bon, je me suis dit je ne remettrais plus cette lutte à plustard comme avant et même si j'échoue je reprendrais alors à nouveau, mais essayons toujours. Ainsi j'ai pu faire un grand pas vers la guérison; encore un, et depuis je n'ai plus l'irrésistible envie de manger, je mange assez normalement.

Depuis 5 ans j'ai fais de gros progrès. Aujourd'hui je suis au bout de ma depression.

Comment j'ai fait:

Je me suis dit que face à cette angoisse il faut arrêter d'abdiquer facilement, il faut la contrer avec précision et habilete et non pas en faisant un effort vague, aveugle, inefficace, extenuent et décourageant car sans succès, il faut savoir faire la part des choses entre ce qu'on rêve d'être et ses obstacles psychiques , être plus réaliste et pouvoir les dépasser autant que possible même partiellement. Si on n'arrive pas à éradiquer cette angoisse d'un coup, alors faisons le petit à petit essayons de l'attenuer au moins, déja on est mieux et en se sent capable d'encore mieux.